De vous à moi


Cela n’arrivera que très rarement, mais aujourd’hui j’écris un post plus personnel. A ce moment même, je suis d’humeur « psy-losophe » (psycho – philo), vous savez, cet état d’esprit où tout de la vie vous questionne et dans lequel vous recherchez des réponses… Je suis certaine que cela vous arrive aussi, il suffit de pas grand chose pour déclencher l’humeur ; une conversation intéressante, une rencontre, des remises en questions…

Aujourd’hui, plutôt qu’à mon habitude j’ai décidé de partager ma réflexion. « De vous à moi » est lancé.

Remettons les choses en contexte, je n’ai pas écrit d’article depuis le 25 novembre 2013. Dit comme cela, ça me semble très loin. C’est vrai que dans le fond, je n’ai aucune excuse à donner sur le « pourquoi » de mon absence, mais j’ai le sentiment profond qu’en y réfléchissant je peux en tirer « quelque chose » d’intéressant.

Alors voilà, qu’on se le dise, il n’y a aucun questionnement ici sur la « tout juste sortie » petite veste à la mode, ou les derniers stilettos en vogue… J’ai envie d’écrire d’une plume à la fois profonde et abstraite, je me demande d’ailleurs si la mode m’intéresse encore… Si, l’art et la manière de marier ce 7/8 moulant à un petit pull tout doux, et des boots de fort caractère me transcendent vraiment. J’ai dit ça ? Je l’ai dit… Qu’est ce que j’aime après tout ? Et vous ? Qu’est-ce qui vous excite ? Vous connaissez vous réellement ?

Certains moments dans la vie sont plus marquants, parfois se succèdent des armadas d’instants qui permettent de construire une réflexion, et réfléchir sur soi, ça demande du temps, de la patience et du courage. Depuis quelques mois, j’ai le sentiment d’être en analyse constante de ma personne, non pas que j’imagine le monde tourner autour de mon nombril, je crois très sincèrement  que c’est toutefois en étant à l’écoute des autres que l’on apprend.

Qui suis-je ? Pourquoi avoir créé un blog ? Pourquoi faire un régime ? Pourquoi travailler dans ce domaine ?  Qu’est ce que j’aime ? De quoi suis-je réellement capable ? Qu’est-ce que j’attends de mes choix ? Les choix. C’est à partir de là que tout démarre n’est ce pas…? D’ailleurs, sommes-nous toujours assez courageux pour faire les bons ?

Ces derniers mois, j’ai eu des milliers d’idées, vécu des expériences inoubliables, eu plein d’envies. Je suis arrivée à un stade auquel j’ai le sentiment de ne pas être en accord avec mon « réel »… que mes désirs, mes rêves, mes besoins ne sont pas tels que je le voudrais dans la vie que j’occupe actuellement. J’ai légèrement chaviré, changé de route, je me suis baladée ici et là, j’ai découvert de nouvelles possibilités, des alternatives à ma vie.

A la création de ce blog, j’ai écris un article comme une introduction mais aussi une motivation à donner le meilleur de moi dans tout ce que j’entreprends. Hier, j’ai lu à nouveau ce billet, dont ce passage : « C’est seulement en effectuant une grande quantité de travail que vous comblerez ce fossé et que votre travail sera aussi bon que vos ambitions. » (Ira Glass) Et j’ai eu comme un électrochoc, comme si je me réveillais d’une longue nuit d’absence et d’introspection. Alors je me suis dit qu’il était normal de ressentir  une séparation entre mes aspirations et la réalité puisque je n’avais pas cessé de rêver. Il est tellement facile de s’accommoder d’une vie fictive basée sur des morceaux d’illusion. Pourtant, l’unique acte à réellement payer est le travail. Le travail et une bonne connaissance de soi, c’est ça la « recette de… » !

Lorsque inconsciemment j’ai cessé de venir ici, je me suis oubliée, je me suis perdue… parce que c’est ce que j’aime : écrire. J’ai réalisé que cela fait partie de moi, que sans, je ne suis pas entière. D’ailleurs, pendant ce temps indéfini de réflexion j’ai arrêté de faire tout un tas de choses, parce qu’il est vrai que réfléchir ça prend du temps. Un peu c’est bien, mais trop ça devient très encombrant et sans initiative, peu prolifique.

Je me suis évadée de ma cage dorée : mon rêve éveillé, avec pour seul objectif de réaliser toutes ces choses qui me font vibrer et qui me donnent, chaque matin, l’envie de me réveiller. La vie commence à l’extérieur de la toute petite zone de confort que nous nous sommes construite et le seul moyen de s’inventer, de se créer et de s’épanouir, c’est dans sortir.

La seule et unique personne à nous empêcher de nous réaliser, c’est nous même… Alors combattons nos peurs, déjouons notre esprit et trouvons la balance. Ne nous « contentons pas de… », ce ne serait vivre qu’à moitié. Voyageons, ouvrons grand nos yeux, vivons en pleine conscience… et, travaillons sans relâche, seulement alors nous deviendrons la meilleure version de nous même!

Leonora Maï
About me

Et si, raconter des histoires qui font du bien, était la meilleure façon de trouver des solutions pour vivre mieux, pour vivre vrai ? Habitée par ce désir de comprendre le monde qui m’entoure, de trouver réponses à mes questions, je souhaite partager avec vous les rencontres qui rythment mon voyage intérieur. Douce lecture...

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