L’évolution slow de ma salle de bain ! (1/4)



Les propos qui suivent (de même que tous ceux tenus sur ce blog) sont strictement personnels. Il s’agit de partager des expériences personnelles. Aucun jugement n’est porté sur les personnes ayant décidé de consommer différemment.


Cosmétiques & molécules toxiques. 

Le changement dans mon rapport aux produits cosmétiques est finalement le commencement de tout ce voyage, la première étape vers l’évolution d’une consommation plus éclairée. Nous étions le 23 février 2016, la revue UFC-Que Choisir venait de publier une liste de 185 produits cosmétiques courants comportant des composés dangereux. Ce jour-ci, j’ai commencé à m’intéresser de plus près à la composition des produits de beauté et de fil en aiguille, aux conséquences de celle-ci sur nos corps. En sommes, pourquoi sommes-nous concernés ?

Pour ma part, j’étais déjà habitée depuis un certain temps par l’envie d’évoluer vers une routine beauté plus naturelle à la fois pour ma santé et dans un soucis de respecter l’environnement. En bref, de m’éloigner des produits de grandes distributions et autres marques « à paillettes ».

Petit à petit, j’ai pris conscience de la toxicité de l’intégralité des produits de ma salle de bain… oui, j’ai décidé d’y croire. C’est vrai, j’ai été facile à convaincre. Soyons honnête, je n’ai pas lu toutes les études possibles sur le sujet et je ne le maîtrise pas telle une experte. En même temps : « BHA », « BUTYLPARABEN », « POTASSIUM PROPYLPARABEN », « ETHYLHEXYL METHOXYCINNAMATE », « METHYLCHLOROISOTHIAZOLINONE »… en plus d’être imprononçable, ça sonnait très cours de chimie, et moi, vous savez… les cours de chimie

Sérieusement, j’ai fait le choix de supprimer ces produits industriels de mes habitudes pour rester cohérente dans ma consommation au regard de mes valeurs. Convaincue du lien entre les cosmétiques, l’environnement et ma santé, c’est à l’intérieur de mon coeur que je suis allée chercher mes réponses. Au coeur de mes valeurs, qui s’attachent à respecter et protéger le « vivant »  et à être au plus près de soi.

Nous passons un certain temps à « prendre soin » de nous, à illuminer notre beauté, à nous libérer de la pollution d’une journée et à nous chouchouter. Pourquoi ne le ferions nous pas de la manière la plus authentique possible, en utilisant des marques qui partagent nos valeurs et, pourquoi pas, en créant nos propres recettes ? Il n’y a qu’un pas à franchir pour ne plus cautionner les modes de fabrications qui ne considèrent pas « l’être ».

Je vous propose une première entrevue avec ces molécules toxiques, et ainsi, déposer à mon tour la graine qui fera germer en vous des idées de changements. Voici une chance de pouvoir faire vos choix en conscience, pour finalement décider de ne laisser ni les fabricants ni les marques, vous les imposer.

 

 Les molécules toxiques, en pratique. 

« Irritants », « allergènes », « perturbateurs endocriniens »… avez-vous déjà entendu ces termes ? Ce sont les résultats de substances néfastes sur notre santé. Gels douche, dentifrice, shampoing, crème ou encore déodorant… malheureusement, rien n’est épargné ! Oui, ce sont des produits du quotidien, que vous avez certainement dans votre salle de bain.

En fonction de l’utilisateur le risque de ces composés indésirables n’est pas le même ; cependant une chose est sûre, même à des degrés différents ils restent toxiques pour nous tous. Plus préoccupant encore, ces substances à risques deviennent plus inquiétantes dans des produits qui ne se rincent pas – inévitablement parce qu’elle reste sur notre peau. Bien que les marques soient bousculées par les consommatrices pour faire davantage attention à la composition de leurs produits et bien que les ingrédients soient « transparents »… elles ont cet avantage que nous ne lisions ou ne comprenions pas les étiquettes. C’est ce qu’UFC-Que Choisir a tenté d’éclairer dans son dossier sur les substances indésirables dans les cosmétiques.

 

 Attention, composants dangereux. 

Pour vous donner une idée de ce que l’on peut trouver comme composants dangereux, voici deux exemples révélateurs.

*Methylisothiazolinone (MIT) : un allergène majeur, avec une fonction de conservateur, il est souvent ajouté à des produits non rincés qui resteront en contact prolongé avec la peau… Il a reçu en 2013 une distinction : celle de l’ingrédient qui a fait le plus de dégâts chez les patients cette année là !

*Ethylhexyl methoxycinnamate : ce filtre anti-UV – qui paradoxalement n’est pas réservé qu’aux produits solaires puisque présent dans certaines crèmes de jour, fonds de teint, baumes à lèvres – est un perturbateur endocrinien. C’est à dire qu’il provoque des dysfonctionnement oestrogénique et thyroïdien.

… Retrouvez ici les fiches complètes des molécules toxiques les plus problématiques, à éviter, ainsi que la liste évolutive des produits cosmétiques dangereux.

 

 Comment modifier ses habitudes ? 

Dans l’attente d’une réglementation enfin protectrice, vous pouvez faire le choix de ne plus acheter les produits contenant ces composés. À la fois pour prendre soin de vous et de votre entourage, mais aussi dans l’idée de ne plus cautionner ces façons de faire. « Peau sensible », « testé dermatologiquement » « sans parabens »  et autres mentions trompeuses… informez-vous pour ne plus vous laissez embobiner par une séduction malhonnête (greenwashing).

Découvrez dans la deuxième partie de ce dossier : « Cosmétiques : le « bio », une première étape. » un début de proposition pour modifier en douceur votre routine beauté.

photo : freepeople

Leonora Maï
About me

Et si, raconter des histoires qui font du bien, était la meilleure façon de trouver des solutions pour vivre mieux, pour vivre vrai ? Habitée par ce désir de comprendre le monde qui m’entoure, de trouver réponses à mes questions, je souhaite partager avec vous les rencontres qui rythment mon voyage intérieur. Douce lecture...